Alain Blum est Vice-président du Centsept depuis sa création fin 2015, et à la suite d’une carrière très riche se consacre à de nombreux projets associatifs. Rencontre.

 

Bonjour Alain, pouvez-vous vous présenter en quelques mots, et nous parler de votre parcours ?
Je suis Alain Blum, Vice-président du Centsept. J’ai été prof, puis syndicaliste, j’ai travaillé longtemps à la Poste sur les relations extérieures et la création de structures partenariales. J’ai donc assez vite été sensibilisé à la question de la co-construction. Ensuite j’ai travaillé à la Métropole de Lyon, principalement sur la question de l’emploi, de l’insertion et de l’économie sociale et solidaire.
En parallèle de mon engagement au Centsept, je suis président de la LICRA (Ligue Internationale contre le Racisme et l’Antisémitisme) Auvergne Rhône-Alpes.

 

Quel est votre rôle au Centsept et quelles thématiques abordez-vous ?
Quand j’étais à la Métropole, j’ai travaillé avec Philippe Imbert, ami et président du Centsept, à son émergence et à sa création. Pourquoi le Centsept ? C’est lié à la fois à mon expérience professionnelle, à ma connaissance des collectivités et des élus, et à ma sensibilité sur les questions de l’innovation et de l’entrepreneuriat social.
Au Bureau du Centsept, nous sommes amenés à nous prononcer sur la vie quotidienne de l’association et sur ses choix stratégiques et politiques. Je me concentre plus particulièrement sur le lien avec les collectivités et sur le volet emploi et insertion.

 

Pourquoi avoir rejoint le Centsept ?
Il y a plusieurs raisons à cela. L’économie sociale en France est riche de son expérience et en même temps, relativement fragile. L’approche utilisée a longtemps été un peu dogmatique, voire idéologique : c’était une logique du « on est entre nous ». Le Centsept, pour moi, participe à ce mouvement beaucoup plus pragmatique : il utilise une approche de l’innovation sociale et de l’économie sociale qui juge par rapport à la potentialité des dynamiques de projets territoriaux ou d’entreprises.
L’autre élément qui m’intéresse au Centsept, c’est cet alliage entre les collectivités, les entreprises privées et les entrepreneurs sociaux, qui peut de mon point de vue mener à une vraie dynamique (co-)constructive. Le Centsept crée une passerelle qui instaure un dialogue permanent et aussi des projets qui peuvent être bénéficiaires pour les individus, pour la collectivité et pour l’intérêt général.

 

En quoi le Centsept peut-il contribuer à répondre aux besoins du territoire aux côtés des collectivités & associations, tout en maintenant un équilibre entre ces différents acteurs ?
La capacité du Centsept à répondre à la fois à ce nécessaire équilibre et aux besoins du territoire est garantie par plusieurs élément. Premièrement, sa jeunesse : le Centsept existe depuis à peine deux ans et est très dynamique. L’association a un souci d’équilibre et une capacité à répondre et à avoir toujours en ligne de mire les besoins des populations. Je crois qu’elle est aussi garantie par la composition du bureau et une vraie volonté de garder cette indépendance.

 

Quelles sont les perspectives au Centsept pour 2018 ?
La mayonnaise, si je puis m’exprimer ainsi, a vraiment pris au Centsept, que ce soit pour les Centsept Labs, le Programme Accélération ou le projet de Centsept Factory. Je crois que les perspectives – et grands défis – se trouvent là aujourd’hui : comment accompagne-t-on dans le volet Accélération, qui peut aider un certain nombre d’entreprises à répondre de manière plus « industrielle » aux besoins du territoire, et comment peut-on faire du Centsept Lab un concept d’aboutissement de projets.

 

L’enjeu du Centsept en 2018, c’est de réussir demain à ce que des projets s’implantent sur le territoire et répondent concrètement à des besoins « peu ou non satisfaits ». C’est en partageant cette dynamique avec d’autres acteurs sur le territoire et en élaborant des projets communs que le Centsept y parviendra. Et il est bien parti !